DECLARATION DE LA COSOPCI RELATIVE A L’ASSASSINAT DE M. FLORIBERT CHEBEYA BAHIZIRE
Le 02 Juin 2010, la grande famille africaine et internationale des défenseurs des Droits de l’Homme a appris avec tristesse et consternation l’assassinat du Président de l’ONG congolaise« La voix des sans voix pour les Droits de l’Homme », Monsieur Floribert CHEBEYA BAHIZIRE.
Des faits, il ressort que le mardi 1er Juin 2010, M. CHEBEYA BAHIZIRE, s’est rendu à l’inspection Générale de la Police Nationale Congolaise en compagnie de son chauffeur pour répondre à une convocation de l’inspecteur de Police, le Général John NUMBI BANYA TAMBO.
Le lendemain matin, son corps a été retrouvé dans sa voiture par la police
à Mitendi à la frontière entre la ville de Kinshasa et la Province du Bas Congo sans son chauffeur porté disparu.
C’est ici l’occasion de rappeler que la victime, M.CHEBEYA BAHIZIRE bien que faisant l’objet de menaces et d’intimidations quotidiennes, poursuivait sans relâche son combat pour la liberté et le respect des Droits de l’Homme en République Démocratique du Congo (RDC).
Au moment où les pays d’Afrique noire francophone célèbrent le cinquantenaire de leur indépendance, la COSOPCI pense que ce crime odieux est à contre temps. Il remet malheureusement au goût du jour la violation du droit à la vie, un droit intangible.
L’assassinat de M. Floribert vient également remettre en cause les acquis encore fragiles en matière de cohésion sociale, de démocratie et de protection des droits de l’Homme en Afrique et particulièrement en République du Congo.
C’est pourquoi, la Coalition de la Société Civile pour la Paix et le développement Démocratique en Côte d’Ivoire, soucieuse d’une Afrique respectueuse des Droits de l’Homme
- S’incline et salue la mémoire de l'un des plus grands défenseurs des Droits de l'Homme de la RDC et de l’Afrique ;
- Condamne sans réserve ce crime odieux et recommande :
Aux autorités de la République Démocratique du Congo:
- l’ouverture d’une enquête indépendante pour que justice soit rendue.
- la garantie des Droits de l’Homme et des libertés fondamentaux en République Démocratique du Congo
Au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU
- l’appui à toute initiative exigeant l’ouverture d’une enquête indépendante et transparente en vue de punir les coupables ;
- l’appui à toute initiative tendant à garantir la protection des défenseurs des Droits de l’Homme sur son territoire comme le stipule la Déclarations des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l’homme ;
A la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples:
- le respect de ses engagements concernant la protection des défenseurs des Droits de l’Homme conformément aux Déclarations de Kigali et de Grand Baie, Instruments juridiques internationaux adoptés respectivement les 08 mai 2003 et 18 octobre 1993 ;
A la Société Civile Ivoirienne :
De mener une action collective d’envergure afin non seulement de condamner cet acte mais d’insister sur la nécessité pour les pouvoirs publics de respecter sans conditions les libertés et droits fondamentaux.